Week-end à Bikaner :

 

On est parti à 4 avec des potes de l’ambassade en train de nuit pour Bikaner. Bikaner c’est une petite ville à la bordure du désert dans le Rajahastan.

 

On est donc arrivé au petit matin le samedi. Déjà du train on apercevait le paysage jauni désertique alors que nous avions quitté New Delhi qui est un ville très verte.

Bref je commence déjà à halluciner sur le paysage.

 

On arrive à la gare tranquille et nous voilà dans la faune humaine à nouveau. On se fait harceler par les chauffeurs de Rickshaw comme d’hab. Le matin ça passe un peu moins bien, et on a déjà un peu plus envie de les insulter. Bref, on essayer de trouver le conducteur le plus niais histoire de faire travailler un peu tout le monde ( on fait dans le social de temps en temps) et nous voilà parti en direction de notre contact pour commencer notre tour du désert en moto, 4X4, Chameau, Hélico, et sous marin.

 

 

Le temple des Rats:

 

Après 3 heures de négociations à l’Indienne, on arrive à se mettre d’accord. Nous partirons en moto visiter le temple Deshnoke Temps des Rats à 30 bornes de Bikaner, puis on partira à dos de chameau dans le désert, ou on dormira.

 

Nous voilà donc parti en moto. Sur la route on croise toujours les chose habituelles : vache sacrée, Rickshaws, vélo sans frein, les vieux pélos au milieu de la route, voiture folle, cars psychopathe avec comme petite originalité des chameau qui tirent de carrioles en bois, et des camions avec un cargaison de 3 mètres de haut, et qui dépassent de 1 mètres de chaque coté, bref c’est bien excellent.

 

Une fois la ville quitté ça y est on est dans le désert. Un désert pas complètement nus, mais ou subsiste quelques arbustes, ou des champs d’arbres morts ; ce qui fait un paysage à la Mad Max, ou encore de temps en temps on croise un arbre, un seul arbre bien vert au milieu d’une grande étendu.

 

Bref c’était assez excellent d’être au milieu en moto sous une chaleur de malade.

Sur la route on a croisé un groupe de villageois qui bossait la terre. Les femmes étaient avec leur costume traditionnel aux couleurs ultra flash. On s’est posé avec eu, on a essayé de faire un brin de discussion comme on a pu. Ils étaient super accueillant et assez amusé de croiser des blancs au milieu du désert.

On a tracé notre route pour rejoindre la ville qu’on a atteint après s’être posé et avoir profité des paysages.

 

Nous voilà donc au temple des rats. En fait la légende dit qu’une armée de soldat est mort pour son Dieu….. et qu’ils se sont réincarné en rat. Donc les rats sont considéré comme des divinité. Comme à chaque entrée dans les temples, on enlève nos chaussure. Il y avait une petite cours intérieur ou un groupe de musique locale jouait. On commencer à apercevoir plein de petit rats de partout. On arrive près de l’autel après avoir du payer quelques roupies pour prendre des photos, et la on voit dans un renfoncement du temps, la petite statue du Dieu, 4 mecs assis en tailleur et des rats de partout qui leur couraient dessus. Il y avait un plateau d’offrande. La légende dit que ça porte bonheur de manger la nourriture qui a été grignotée par les rongeurs.

Bref, pour ceux qui n’aiment pas les rats c’est pas le pied, pour ceux que ça laisse indifférent…..ça les laissera indifférent !! (vieux proverbe chinois). Mais dans tout les cas c’est une des curiosité de l’Inde qui nous permets de nous rendre compte à quel point nous autres occidentaux sommes loin spirituellement de ce pays. Ça me fait me rendre compte à quel point il sera difficile de comprendre les Indiens et leur philosophie. Bref, après cet épisode, nous voilà reparti en sens inverse.

 

Sur le retour il y avait plein de trucs mort. On a vu 3 cochons puant le cadavre complètement cramé par le soleil, une tête de vache et une jambe de dromadaire.

 

Bref, on s’est retourné à notre petite Gest house, on a mangé comme des dieux, un tali, avec du dal, du riz des Chapati, du paneer, et nous voilà reparti dans un petit village ou on partira à dos de chameau dans le désert, et ou on dormira.

 

Ballade en Chameau:

 

Un chameau c’est beaucoup plus grand que dans mes souvenir. Les notre faisaient bien 2 mètres de haut. On s’est donc tous retrouvé cramponné sur le dos du chameau. Nous voilà parti nous 4, plus un chariot tiré par un 5ème dromadaire, et des mecs pour nous les tenir.

On a vraiment eu le temps d’admirer le paysage cette fois. On est passé a travers des champs en culture, enfin même si il n’y avait rien qui avait poussé a cause de la sécheresse, c’était quand même des champs.

 

Bref, on s’est enfoncé dans le désert. C’était de plus en plus sablonneux, plus une trace d’habitation en vue, et nous on était là au milieu sur notre chameau au milieu du désert du Rajasthan. Un petit sentiment d’être au bout du monde, au milieu de nulle part : un nulle part magnifique.

 

On s’est posé entre 2 dune, et on a installé le campement. Il faisait presque nuit et la pluie s’annonçait. Ici quand il pleut on dit qu’il fait beau temps, donc les mecs sont super content. Dans un désert c’est normal, mais bon c’est dans toute l’inde pareil. Bref, les mecs ont commencé à installer le campement. Nous on a tracé notre route pour essayer d’avoir une petite vue panoramique des environs avant qu’il fasse nuit noire. Donc on est monté au sommet de la dune, manque de bol il y en avait une autre qui gâchait la vue d’ou le fameux proverbe chinois, une dune donc on est parti escalader l’autre dune, et comme quoi les proverbes chinois n’ont pas toujours raison on a une superbe vue panoramique triomphant sur le désert.

 

Nuit dans le désert:

 

La nuit commençait à tomber. Je commence à me dire qu’il faudrait bien rentrer. Je me retourne, et là je me rends compte à quel point une dune peut ressembler à une autre dune…Mes potes eux n’étaient pas bilé, le couple roucoulait, et Yannic, super optimiste comme à son habitude : « mais t’inquiète pas de toute façons on est pas bien loin. On était pas bien loin, mais bon on ne voyait plus le campement. Bref, moi je commençait à stresser : on ne voyait plus  grand chose. Pour rentrer on a suivi les traces de pas tout simplement. Les chameliers nous ont raconté que deux touristes allemands s’étaient perdu. Ils avaient tourné 5 heures dans le désert. Les chameliers les ont retrouvés à moitié desséché dans le désert.

 

On s’est pris une petite saucée et après on a manger un super repas préparé sous la charrette : des chapati (galette de blé), du dal (lentille, des patates rissolées… bon cassage de bide. Les chameliers nous racontait qu’a chaque fois qu’ils partaient dormir dans le désert, ils se faisaient un chapati géant : c’était une sorte de tradition.

Donc ils n’ont pas manqué à la tradition, et ont fait le chapati cuit au feu de bois, ça ressemblait à un gros pain de chez nous. Le pain était bien croustillant avec un petit goût…….de crottin de chameau, et oui rien ne se perd, le crottin est utilisé comme combustible pour le feux. Forcément dans le désert du bois….

 

On a terminé la soirée par une petite averse, faut quand même être pouassard pour  se chopper une averse dans un désert.

 

On est reparti au petit matin après un bon petit dej et un pose fécale. C’est toujours un grand moment en Inde… Heureusement j’avais acheté mon guide : comment chier dans les bois disponible à la Fnac pour 14€99. J’ai pas trouvé l’édition désert. Ceci dit j’ai jamais eu un aussi joli panoramique de ma life. Sauf peut etre quand….Mais ceci est une autre histoire… ;

Nous revoilà donc sur notre chameau : attention mouvement de bassin de l’avant vers l’arrière à vitesse constante. Ça a un petit coté sensuel le chameau...

 

Ballade dans les villages aux alentours:

 

Petit à petit on revenait vers la civilisation. On a croisé des petits montons qui broutaient les ronces, des petites maisons isolées en paille, à coté d’un puis. La femme Raji, et sa petite bloquait bien sur la tribu de blanc du désert.

 

Après 3 heures de chameau on arrivait dans le village principal. Les gamins à l’entrée du village nous ont accueilli, en nous lançant des hello, hello, et non pas des 1 Roupie 1 Roupie comme on est habitué à New Delhi et dans les autre places touristiques. L’ambiance était vachement zen. Des petites huttes en pailles, des maisons carrées en brique blanche. Ça correspondait à l’image que j’avais des petit village du désert Africain.

 

On est arrivée dans la maison des chameliers. C’était le moment de se dire au revoir et de continuer notre voyage en Jeep. On s’est pris un petit Chai ( thé au lait Indien ultra sucré, et fantastiquement bon) et on a tracé notre route. LE village était vraiment magnifique et super authentique. Quelle drôle de vie que celle du désert. En tout cas ça forge des gens qui ont l’aire d’être assez droit, et laborieux.

 

Nous sommes donc en jeep à se balader à travers les petits villages. On s’est y fait une pose samossa ( c’est une spécialité Indienne) au temple des rats, et nous partons pour une sorte de lac artificiel à 40 Km de Bikaner. Le chauffeur nous fait passer au milieu du désert, au milieu de paysages toujours aussi beaux. Sur la Jeep ça secoue moins que sur le chameau, mais ça va plus vite. Encore une autre manière d’apprécier le désert. Il manque plus que l’hélico et la randonnée…et j’aurais tout essayé.

 

Après 2 heures de ballades, quelques poses photos, nous voilà dans un  lieu saint avec le fameux lac artificiel… a moitié vide à cause des sécheresses… Les gamins nous attendent à l’entrée de la petite ville, et nous lancent des 1 Roupie 1 roupie… On sait du coups tout de suite ou on tombe, et on sait à quoi ça va s’attendre : des gamins qui nous coursent, des femmes avec leur gamin qui nous accrochent…. Le lieu était sympa, mais vu que nous sortions de la tranquillité du désert et des petits villages, on a préférer tracer notre route plutôt que de se faire harceler…Des fois c’est usant.

 

On est donc rentré à Bikaner. Sur la route on a croisé des pèlerins qui se rendaient au lieu saint. Il y a quand même 40 KM de Bikaner. Les mecs portaient des drapeaux, et avançaient sur le bas coté de la route. Arrivée à la guest house, on enfin pu prendre un douche, et après une négociation….à l’Indienne…CAD changement du prix prévu, pour je ne sais quel  prétexte pour nous faire payer quelques Roupies de plus on s’est retourné à la gare.

 

nous voilà donc à Delhi Lundi matin, après une nuit bien chaude et bruyante : les grilles aux fenêtre n’étant pas super isolé, prêt à aller taffer directement.

En arrivant à la gare, j’ai appris la 2nd utilité des rails ; c’est vrai que la disposition à 15 Cm du sol est très propice pour la position à la turc. Bref il y avaient des mecs de partout qui nous regardaient bien droit pendant qu’ils posaient leur bouse.

 

En sortant du train, une autre vision hallucinante, le toit du train était bondé : des femmes les enfants, des jeunes des vieux qui descendaient comme ils pouvaient du train. Notre Week end était terminé. J’allait rejoindre l’ambassade après une petite douche et nous voilà lundi matin. La prochaine étape : l’Himalaya : Daramasala la ville ou est réfugié la communauté Tibétaine et le Dalai Lama.

 

 

 

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